{"id":3638,"date":"2017-01-27T20:37:26","date_gmt":"2017-01-27T19:37:26","guid":{"rendered":"https:\/\/benhamouda.com\/?page_id=3638"},"modified":"2018-06-15T10:38:46","modified_gmt":"2018-06-15T09:38:46","slug":"enfance","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/benhamouda.com\/fr\/enfance\/","title":{"rendered":"Son enfance"},"content":{"rendered":"<h2><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-3694 size-full\" src=\"https:\/\/benhamouda.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/ZEGHAIA-67-750px.jpg\" alt=\"Abdelhak Benhamouda\" width=\"750\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/benhamouda.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/ZEGHAIA-67-750px.jpg 750w, https:\/\/benhamouda.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/ZEGHAIA-67-750px-300x212.jpg 300w, https:\/\/benhamouda.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/ZEGHAIA-67-750px-134x95.jpg 134w, https:\/\/benhamouda.com\/wp-content\/uploads\/2017\/01\/ZEGHAIA-67-750px-360x254.jpg 360w\" sizes=\"auto, (max-width: 750px) 100vw, 750px\" \/><\/h2>\n<p>Abdelhak Benhamouda, syndicaliste engag\u00e9 et patriote de premier ordre, embl\u00e9matique et charismatique leader de la Centrale Syndicale Alg\u00e9rienne (UGTA) durant les ann\u00e9es les plus difficiles v\u00e9cues par l\u2019Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante, est n\u00e9 un Jeudi 12 D\u00e9cembre 1946 \u00e0 Constantine, 8 ans avant le d\u00e9clenchement de la guerre de lib\u00e9ration.<\/p>\n<p>Il est le cinqui\u00e8me d&#8217;une fratrie de huit enfants, compos\u00e9e de six gar\u00e7ons et deux filles.<\/p>\n<h2>Son enfance \u2026.<\/h2>\n<p>Son p\u00e8re Hadj Ali, avait une petite laiterie dans un quartier populaire au c\u0153ur de Constantine\u00a0:\u00a0\u00ab\u00a0Avenue Kitouni Abdelmalek\u00a0\u00bb. Il habitait avec sa famille dans une maison qui se trouvait au bout de \u00ab l&#8217;Impasse Mouclier \u00bb, qui actuellement porte le nom de son fr\u00e8re a\u00een\u00e9 le Moudjahid Benhamada Mohamed, tomb\u00e9 lui aussi sous les balles terroristes\u00a0en d\u00e9cembre 1993.<\/p>\n<p>Ce quartier verra na\u00eetre et grandir Abdelhak. Tr\u00e8s t\u00f4t, Hadj Ali, membre actif de l\u2019Association des Oulemas Alg\u00e9riens (fond\u00e9e par le d\u00e9funt Ibn Badis) et imam de la mosqu\u00e9e du quartier, l\u2019inscrit \u00e0 l\u2019\u00e9cole coranique du Bardo pour apprendre l\u2019arabe et le Coran.<\/p>\n<p>Abdelhak tr\u00e8s sensible \u00e0 l\u2019injustice sous toutes ses formes, ne tarde pas \u00e0 quitter cette \u00e9cole apr\u00e8s avoir refus\u00e9 de subir la FALAQA (ch\u00e2timent corporel), car devant \u00eatre puni \u00e0 tort. Son p\u00e8re l\u2019inscrit alors, dans une autre \u00e9cole franco-musulmane. Mais c\u2019\u00e9tait sans compter sur le caract\u00e8re rebelle de son fils, qui restait fid\u00e8le a ses principes et refusait d\u2019\u00eatre un bouc \u00e9missaire et de se voir injustement puni. Lass\u00e9, son p\u00e8re finit donc par l\u2019inscrire \u00e0 l\u2019\u00e9cole Arabe d\u2019El Kettania, o\u00f9 il poursuivit son cursus scolaire jusqu\u2019\u00e0 l\u2019obtention de son certificat d\u2019\u00e9tude.<\/p>\n<p>Entretemps, l\u2019enfance de Abdelhak n\u2019\u00e9tait pas de tout repos. Son p\u00e8re, comme ses deux fr\u00e8res a\u00een\u00e9s, Amar et Mohamed, \u00e9taient engag\u00e9s dans la guerre de lib\u00e9ration, ce qui causa bien des ennuis a la famille, la maison familiale \u00e9tant devenue un refuge pour les moudjahidines. Le p\u00e8re ainsi que Amar, eurent \u00e0 s\u00e9journer \u00e0 maintes reprises dans les prisons des hauts plateaux (El Djorf). Hadj Ali a pass\u00e9 plus de 5 ans en prison, tandis que son fr\u00e8re Mohamed, a entretemps, rejoint le maquis.<\/p>\n<p>Le reste de la fratrie et leur m\u00e8re sont rest\u00e9s livr\u00e9s \u00e0 eux-m\u00eames.<\/p>\n<p>Abdelhak a pris naturellement le relais et se chargea avec sa m\u00e8re de la gestion de la laiterie pour subvenir aux besoins de la famille qui, d\u00e9finitivement acquise \u00e0 la cause nationale, continua \u00e0 abriter les moudjahidines.<\/p>\n<p>La maison familiale \u00e9tait en effet en contre bas de la ville de Constantine, un quartier qui donnait sur les grands vergers de Aouinet El Foul, \u00e0 partir desquels les moudjahidines partaient vers les maquis du Nord Constantinois.<\/p>\n<p>A l\u2019ind\u00e9pendance, p\u00e9tri par les principes de nationalisme et d\u2019arabit\u00e9 d\u2019Ibn Badiss, Abdelhak se lan\u00e7a dans la lecture, parfait autodidacte, il \u00e9tait affam\u00e9 de lecture : revues, journaux, sans oublier les ouvrages de la plupart des \u00e9crivains de l\u2019\u00e9poque (tel que Taha Hocine, Nadjib Mahfoud) et pratiquement toute forme de litt\u00e9rature. Il s\u2019int\u00e9ressait tout particuli\u00e8rement aux r\u00e9flexions de Mohamed Hassanine Haykal (El Ahram), ne ratant au passage aucun num\u00e9ro d\u2019El Ahdath, Rose el Youcef etc. Il suivait aussi avec d\u00e9lectation les traductions des romans d\u2019Agatha Christie, Orson Wells, Edgar Poe. Les auteurs alg\u00e9riens avaient aussi leur place dans sa biblioth\u00e8que : Kateb Yacine, Tahar Ouettar, Rachid Boudjedra, Lakhdar Essaihi, Tahar Benaicha et tant d\u2019autres captaient l\u2019attention de Abdelhak.<\/p>\n<p>Son fort penchant pour la lecture ne l\u2019emp\u00eachait pas d\u2019appr\u00e9cier et d\u2019\u00e9couter la musique. Comme tout constantinois il a \u00e9t\u00e9 berc\u00e9 par le malouf, il aima aussi la musique moyen-orientale. Il collectionnait les 45 tours de Farid Latreche, Oum Kaltoum, Nadhem el Ghazali et tant d\u2019autres.<\/p>\n<p>Adolescent, Abdelhak fuguait souvent vers Annaba dont les salles de Cin\u00e9ma projetaient les films de Farid Latrache. Les Westerns constituaient ses films favoris, surtout ceux camp\u00e9s par John Wayne.<\/p>\n<p>Le sport avait aussi une place importante dans les centres d\u2019int\u00e9r\u00eat de Abdelhak : fervent supporter du Mouloudia de Constantine et grand fan de Mohamed Ali dont il ne ratait jamais les combats retransmis \u00e0 la radio et \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision.<\/p>\n<p><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Abdelhak Benhamouda, syndicaliste engag\u00e9 et patriote de premier ordre, embl\u00e9matique et charismatique leader de la Centrale Syndicale Alg\u00e9rienne (UGTA) durant les ann\u00e9es les plus difficiles v\u00e9cues par l\u2019Alg\u00e9rie ind\u00e9pendante, est n\u00e9 un Jeudi 12 D\u00e9cembre 1946 \u00e0 Constantine, 8 ans avant le d\u00e9clenchement de la guerre de lib\u00e9ration. 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